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TEMOIGNAGE de Céline : ses progrès pour guérir de la BOULIMIE



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Voici un témoignage de Céline, 38 ans, qui est sur la bonne voie pour guérir de la boulimie :-). Je conseille de le lire, ça vous montrera à quel point il est possible de changer, même après de nombreuses années de boulimie.

 

Petit préambule sur Céline et ses progrès pour guérir de la boulimie 

 

Céline, 38 ans, est une cliente et une fidèle lectrice du blog Sortir de la Boulimie. J’ai eu plusieurs contacts avec elle et j’ai pu voir ses réussites et les points sur lesquels elle a encore du chemin, mais qui sont en bonne voie 🙂

Vous pouvez voir que, même après 21 ans de boulimie, on peut changer et se diriger progressivement vers une vie sans boulimie.

Et, ce que j’ai pu remarquer dans mes contacts avec elle, c’est qu’elle est très ouverte au changement, et que, même si ce n’est pas toujours facile, elle essaie de faire des changements et j’ai pu voir en elle une vraie envie d’y arriver. Et ça, c’est l’unes des principales clés si vous voulez vraiment guérir. Alors je vous conseille vivement de prendre son exemple !

 

Je vous laisse maintenant lire son témoignage.

 

Témoignage de Céline sur ses progrès pour guérir de la boulimie

 

” Un grand merci à Magali” pourrait synthétiser tout ce que j’ai sur le cœur et qui va suivre : 

mon CV est plutôt bien fourni  : 3 mois d’anorexie mentale après un banal régime adolescente, ont suffit pour faire basculer ma vie en enfer, et je n’exagère rien, j’ai le sentiment d’y être passée à côté par moment …c’était plutôt de la survie…21 années de boulimie à temps plein, et au mieux à temps partiel, car ca pourrit la vie : les courses, les crises et tout laver pour faire disparaître les preuves… et ainsi les journées s’enchaînent et se ressemblent toutes…c’est l’horreur, personne ne nous comprend (et pas même nous!!) …de l’auto-destruction, voire du sabotage ! 

Pendant toutes ces années, j’ai cherché en vain des explications, des solutions, des thérapies + ou – brèves, des traitements (homéopathie, acupuncture, les plantes, les huiles essentielles, les anti dépresseurs et anxiolytiques…mon ventre était une vrai pharmacie!) … (d’abord j’ai perdu beaucoup de temps car je me sentais seule, voire folle et limite  “extraterrestre”) 

Le temps m’a permis de prendre du recul pour me construire, et de comprendre que j’avais besoin de cette “béquille” à l’instant “T”…et qu’aujourd’hui je pouvais la remercier et m’en libérée…

 

boulimie témoignage

 

super tout ca, mais c’est pas aussi simple que ca de “décrocher”, même si l’on pense” avoir tout pour être heureuse”…

Magali, je trouve ton site tellement construit et complet, tant sur le fond que sur la forme, tes conseils sont pertinents et tes réflexions sont très réalistes, elles font très souvent écho en moi …il y a plein de choses que je savais au fond de moi mais ca fait tellement du bien de l’entendre d’une autre bouche!! et tu as toute légitimité d’en parler puisque tu es passée par là, tu as eu le courage et trouvé es outils pour t’en sortir! bravo! plus qu’un modèle, un espoir pour nous toutes!!

ton blog m’a beaucoup aidé à relativiser en trouvant du positif dans toutes les situations, avant je voulais tout tout tout gérer et les imprévus me déstabilisaient; maintenant j’essaye de profiter des cadeaux de la vie … des rencontres..

j’ai beaucoup écris (tout ce qui me venait par la tête, ca libère un max!)

Pour revenir à ta demande, concernant mes frustrations, souffrances, …je la trouve carrément géniale, c’est encore une preuve de ton intérêt, de ton investissement et ta volonté  de nous aider au mieux!

c’est partit : 

malgré tes conseils, je n’arrive pas encore à ne plus compter les calories, je suis une vrai machine à calculer et ca “gâche” un peu les repas partagés….mais ca a le mérite de me rassurer, je ne fait pas du tout confiance à mon corps, c’est bête mais c’est comme ca à ce stade…

je souffre beaucoup si je sais que je vais être seule, je panique et j’enferme dans une crise, j’ai peur (sûrement de me retrouver avec moi!). Après avoir mangé jusqu’à n’en plus pouvoir, je suis comme “dissociée”, plus rien n’est pareil, rien ne me touche…je ne sais donc pas rester seule et ca pose problème dans ma vie car la solitude revêt beaucoup de forme : j’ai un bureau seule au travail (que je n’échangerai pour rien au monde))!! pourtant plein de collègues à quelques mètres…

par ailleurs, j’ai du mal à gérer le stress, quand j’ai 10 choses à faire en même temps …ca fait “bouillir” la cocotte minute!! l’horreur! et je ne fais rien pour me ménager : je m’impose tous les jours des listes des choses à faire et à penser ….pour être parfaite !! et faire monter la pression à l’occasion!!

j’essaye de prioriser maintenant que j’en ai pris conscience, mais je fais toujours passer les corvées et les autres avant moi…je veux changer!!

voilà ma petite contribution,

belle continuation et belle vie à ton blog!!

félicitation et encore merci Magali!!

Céline “

N’hésitez pas à me contacter si vous avez envie de témoigner vous aussi sur vos progrès. Un des principaux objectifs de ce blog est de montrer qu’il est possible de guérir et possible de changer sa vie en beaucoup mieux. Alors plus vous serez nombreux à témoigner, plus on pourra aider de personnes à mieux comprendre qu’elles peuvent changer elles aussi. Parce que c’est possible, tout le monde peut en finir avec tout ça :-). 

Alors n’hésitez pas à laisser un commentaire pour témoigner ou à me contacter (en vous inscrivant au programme gratuit “les étapes clés de réussite pour guérir de la boulimie”).

Si vous voulez en savoir plus aussi sur le programme “Diminuez vos crises de boulimie” que suit Céline, je vous invite à cliquer sur ce lien : programme “Diminuez vos crises de boulimie”.

Je vous souhaite à tous de changer votre vie parce que vous le méritez vraiment beaucoup plus que vous ne pouvez le croire 🙂

Voici un autre témoignage d’une lectrice : témoignage d’une lectrice

 



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" Merci Magali pour ces beaux cadeaux reçus tous les matins, tu m'as aidé à ouvrir les yeux et à réaliser que la boulimie n'était qu'un symptôme de mon mal être profond ...une révélation...un déclic...un 1er pas vers la guérison!! "  Céline, 21 ans de boulimie

Je déteste les spams et je ne donnerai jamais votre adresse à une tierce personne.  

2 réflexions au sujet de « TEMOIGNAGE de Céline : ses progrès pour guérir de la BOULIMIE »

  1. Chantal P dit :

    Et bien un seul mot pour Céline B R A V O !!! A travers son témoignage, je sens surtout de belles prises de conscience et comme je le dis toujours, prendre conscience c’est le premier pas vers la guérison ! J’espère que nous retrouverons Céline dans quelques mois avec encore plus de progrès mais elle est sur le bon chemin !

    Toi aussi Magali tu peux être fière car ton but est atteint : ton blog aide les personnes qui, comme toi l’as vécu, traversent cet enfer de mal s’aimer jusqu’à l’autodestruction.

    Céline, ENCORE B R A V O

    Chantal du Blog ambition-et-reussite.com

    Répondre
  2. Marie-José dit :

    Bonsoir Magali,

    J’apprécie beaucoup votre site et la démarche d’aide que vous y proposez. Quand on est boulimique, on s’y reconnait grandement. Savoir que vous avez pu vous en sortir est très encourageant pour nous toutes . Les conseils que vous donnez me semblent réalistes , sensés et sans doute efficaces. Pourtant comment passez à l’action, surtout lorsque la boulimie est devenue totalement chronique, comme chez moi ? Néanmoins votre site Magali aura déjà réussi à me faire sortir du silence pour accepter de témoigner et ainsi faire déjà un pas vers vous et vers toutes celles qui partagent ma souffrance. Car il s’agit bien de souffrance, celle de la dépendance à des substances totalement indispensables par ailleurs à notre survie à tous, puisqu’il s’agit de nourriture . Produits on ne peut plus licites et indispensables que nous, boulimiques , détournons un peu de leur vocation principale qui est de nous nourrir , pour étouffer nos émotions négatives et nous servir ainsi de béquilles dans la vie.
    J’ai bientôt 40 ans de boulimie derrière moi, qui dit mieux, et j’ose espérer non devant moi encore ! Il y a une chose que je n’ai jamais abandonnée, c’est le fol espoir de m’en sortir un jour . Suis-je trop ambitieuse, irréaliste ? J’aurais toute raison de douter de moi mais en fait , même si la pathologie de la dépendance à la nourriture m’accompagne depuis si longtemps et qu’elle est devenue un mode de fonctionnement, destructeur certes mais toujours présent, je n’ai jamais abandonné l’idée d’une “guérison” parce qu’au bout de tant d’années, j’ai appris à comprendre ma maladie. Je pense qu’il faut l’apprivoiser avant de s’en débarrasser. Comment en effet, changer progressivement nos réactions qui amènent aux crises si on n’identifie pas les déclencheurs qui sont d’ordre émotionnel. Comment accepter de vivre autrement qu’au rythme du plaisir buccal, si encore plaisir il y a d’ailleurs, si on ne prend pas conscience qu’on peut y substituer d’autres plaisirs à explorer. La difficulté est , comme vous le dites si justement Magali dans une de vos vidéos, d’avoir suffisamment confiance en soi pour aller ou oser s’aventurer du côté de la guérison, de la libération dirais-je . En effet je trouve que la boulimie asservit et dépendre d’un objet extérieur et non de ses vrais désirs est simplement aliénant. Je ne me reconnais plus après les crises, je culpabilise, suis tentée de me punir, fuit tout contact social parce la honte m’envahit. Je me déteste alors profondément .
    Mon parcours , non que j’ai envie d’en parler, mais pour éclairer mes propos est le suivant:

    – je suis devenue boulimique à 17 ans au retour d’un séjour linguistique en Allemagne qui m’avait fait beaucoup de bien et que donc je n’avais pas envie de voir se terminer pour retrouver les rapports très conflictuels que j’entretenais avec une mère psycho-rigide et autoritaire.

    – avant la boulimie, j’avais fait enfant de nombreuses crises d’angoisse, en solitaire bien sûr, et je passais pour une hypersensible, ce que j’étais et suis toujours ! J’avais redoublé une classe et on avait mis mes difficultés sur le compte de la crise d’adolescence.? J’ai fini par rentrer dans le rang devant la honte du redoublement.

    – au début de ma carrière de boulimique (non vomitive) j’ai commencé à grossir progressivement jusqu’à prendre 8 kg en 6 ou 7 ans, ce qui me semblait intolérable à l’époque. Pourtant je fais 1m77 et en regardant les photos de l’époque je me rends compte que mon image corporelle n’était pas aussi “laide” que ce que je croyais mais la culpabilité me minait tant que je voulais effacer ces rondeurs.

    – un autre séjour en Allemagne à la fin de mes études et la possibilité associée d’être indépendante loin de ma famille m’a fait entamer un régime où j’ai perdu 15 kg. Je m’étais prouvée que je pouvais atteindre la silhouette que je voulais en contrôlant drastiquement mon alimentation, voire en me punissant d’avoir trop mangé pendant des années en ne mangeant plus grand-chose.

    -à mon retour en France qui s’est soldé par une entrée difficile dans la vie active , j’ai replongé et repris 20 kg. Crise de désespoir et première tentative de suicide. Puisque la boulimie me faisait souffrir et que je n’arrivais pas à en sortir, autant disparaitre car décidément vivre n’était pas pour moi. Derrière se cachait aussi, je l’avoue, le désir de punir mes parents de tant d’incompréhension à mon égard. Début de thérapie. J’ai eu de grosses difficultés à me remettre de cette rupture de vie , aucun médecin à l’époque , nous étions en 1985, ne voulait mettre le terme de boulimie sur ma maladie et tous me parlaient de crise d’adolescence en retard … Certes, mon comportement avait quelque chose d’immature par la fuite dans la nourriture mais c’était par simple réflexe de survie face à une énorme difficulté à vivre. En apparence cependant, tout allait à peu près bien, certes je devais paraitre parfois un peu excessive dans mes réactions du tout ou rien, mais je donnais et je donne toujours si bien le change…Je suis toujours souriante , empathique. Mais c’est un masque social, rien de plus.

    Je ne vais pas dérouler mon CV jusqu’au bout par peur de vous lasser mais dans les trente ans qui ont suivi cette première tentative de suicide il y a eu dans ma vie successivement:

    – une rencontre et un mariage avec un homme qui n’était pas amoureux de moi (mais ainsi j’avais moins de pression …) et avec lequel je savais qu’il serait difficile de m’entendre tant nos personnalités se situent à des pôles opposés. Nous avons eu deux filles, tenté de divorcer après une thérapie de ma part mais j’ai finalement renoncé à le quitter car je ne m’assumais pas à l’époque et je m’en sentais incapable seule avec deux enfants. J’avais arrêté de travaillé à la naissance de mon premier enfant car il me semblait alors que la confier à d’autres mains serait l’abandonner. Or je me devais de réussir l’éducation de mes filles mieux que ma mère n’avait réussi la mienne… Vous connaissez ce désir permanent de contrôle des boulimiques, ce désir d’absolu aussi, de perfection en toute chose, pour compenser nos “faiblesses” alimentaires ?

    – pour m’éloigner de mes parents vis à vis desquels je suis pleine de ressentiments, nous avons finalement quitté la France métropolitaine pour la Réunion . La vie y est plus douce car le rythme de vie est moins stressant et l’été perpétuel. J’y suis toujours d’ailleurs et je m’en félicite car il y fait bon vivre même si parfois je me sens loin de tout mais je le suis effectivement !! Je m’y sens protégée dans un environnement où toutes les femmes ont des formes différentes, parfois, même souvent, très avantageuses donc je me sens moins différente. Je vis beaucoup à travers le regard des autres et la peur de leur jugement, il faut le dire.

    – à présent, mes filles sont élevées, ont réussi leurs études respectives et leur insertion professionnelle et , le plus important, sont bien dans leur tête. Certes la seconde à elle aussi des problèmes d’alimentation et si je vous disais qu’elle est plutôt dans la maigreur que dans la surcharge pondérale, me croiriez vous ? C’est le cas et je le vis comme le désir de ne pas me ressembler dans ma dépendance. Mes filles savent que je suis boulimique mais autant l’une l’ignore pour s’en protéger autant l’autre fait montre de tolérance. Je suis très culpabilisée à leur égard car je n’ai pas été la mère parfaite que je souhaitais naïvement être, loin de là. Elles ont encaissé mes crises de dépression successives en se disant qu’aucun parent n’est parfait. J’apprécie leur maturité sur ce point: leur père a toujours représenté pour elles un îlot de stabilité par rapport à mon inconstance.

    Aujourd’hui j’ai 54 ans et après une énième perte de poids en 2012, j’ai repris, comme d’habitude dirais-je, mes 20 kg et aujourd’hui je suis très lasse. J’ai fait diverses thérapies, chaque fois suivies d’une perte de poids mais chaque fois bien vite repris. Je suis fatiguée, épuisée de ces échecs et je ne crois plus à la pertinence d’une aide même si je reconnais que j’en aurais besoin. Mais j’ai du mal à jouer le jeu de l’honnêteté en thérapie en lâchant prise tant j’ai honte de ce que je suis vraiment. Donc pour l’instant je ne vois ni médecin ni psychiatre, ni autre psychologue. J’aimerais trouver quelqu’un qui soit vraiment conscient de ce qu’est la boulimie et je ne l’ai pas trouvé encore. J’essaie donc de m’aider seule et j’en connais les limites. J’ai compris en visionnant votre vidéo , Magali, que ce qu’il me manquait , était quelqu’un qui me donne la force et la confiance en moi pour changer, ce dont vous parlez si justement. Je sais que je ne guérirai pas en gardant mon mode de vie et ma façon de penser actuelle. Il faut aussi que j’accepte de changer progressivement et non révolutionner ma vie de façon radicale ce que je serais tentée de faire mais pas d’assumer ! Il faut surtout que je crois en moi , que j’arrête de me croire inférieure parce que je suis boulimique et que je pèse 80 kg. J’ai réussi des choses dans ma vie mais je ne sais pas les apprécier tant je vis dans l’obsession de ne pas sombrer dans les excès alimentaires que je pratique pourtant quotidiennement. Il est épuisant de se lever en essayant de se dire qu’aujourd’hui je ne viderai pas le frigo alors que l’expérience me prouve que c’est illusoire parce que la gestion de ma vie est la même que la veille. Comment savoir dire non à la nourriture mais oui à ses vrais désirs ?

    J’ai l’impression de déverser sur vous ce que je devrais dire au cours d’une thérapie mais que je suis si lasse de répéter. Je veux juste aussi apporter un témoignage afin que d’autres se sentent moins seules avec leur maladie et le communiquent. Je suis convaincue que c’est ensemble que nous vaincrons et à ce titre je vous remercie pour ce site qui permet de s’exprimer et de me redonner espoir.

    Merci d’être là et de nous relier.

    Marie-José

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