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Pourquoi le PERFECTIONNISME peut vous empêcher de guérir de la BOULIMIE ?

 

Quand on est boulimique, c’est qu’on a une tendance à rechercher la perfection. Que ce soit au niveau alimentaire, physique, ou dans la vie en général. Mais savez-vous que ce perfectionnisme peut être un frein si vous souhaitez guérir de la boulimie ? Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi et comment être moins perfectionniste.

Vidéo sur le perfectionnisme dans la guérison dans la boulimie

 

Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo.

 

 

 

Pourquoi le perfectionnisme peut vous empêcher de guérir de la boulimie ?

 

Transcription de la vidéo

Bonjour et bienvenue sur Sortir de la Boulimie. Ici Magali LE ROUX, ancienne boulimique pendant 8 ans et bientôt diplômée en psychothérapie.

Dans cette vidéo, je voudrais vous parler du perfectionnisme et en particulier de : pourquoi le perfectionnisme peut vous empêcher de guérir de la boulimie ?

Il faut savoir que la plupart des personnes boulimiques, si ce n’est pas toutes, ont un besoin plus ou moins fort de perfectionnisme. Elles ont tendance, même moi énormément avant, a être perfectionniste dans ce qu’elles font.

Par exemple, pour le corps, une personne boulimique va avoir tendance à chercher à rendre son corps le plus parfait possible : se rapprocher le plus des magasines, des stars… Elle va chercher à avoir le moins de défaut possible, donc faire : beaucoup de sport, vraiment contrôler son alimentation, enchaîner les régimes, les restrictions, …, pour avoir le corps le plus parfait possible. Après, selon les personnes, c’est un besoin plus ou moins fort d’avoir un corps parfait et il y a des degrés, mais globalement c’est assez fréquent parmi les personnes boulimiques.

Un autre exemple, pour l’alimentation : vous mangez le plus sain possible, ou vous ne voulez pas dépasser un certain nombre de calories (parce que vous êtes au régime, vous faites des restrictions, vous ne voulez pas manger certains aliments que vous considérez comme interdits). Si vous êtes perfectionniste, le jour où vous dépassez le seuil de calories que vous vous êtes autorisés ou si vous mangez des aliments interdits, votre besoin de perfectionnisme va vous faire comprendre que ce n’est pas bien.  Que vous vous sentiez en échec ou que vous culpabilisiez, vous allez penser que vous allez grossir. Cette culpabilité va faire que vous allez vivre des crises de boulimie beaucoup plus facilement.

C’est un peu l’idée du tout ou rien : soit vous faites tout (dans le sens où vous contrôlez tout), soit vous ne faites rien (vous êtes en dehors du contrôle et vous mangez tout et n’importe quoi). Quand vous cherchez à être trop perfectionniste, à trop contrôler, et que vous n’y arrivez plus à un moment donné, vous allez tomber dans la culpabilité et dans le fait de manger jusqu’à n’en plus pouvoir (crise de boulimie) ; voilà pour cette idée du tout ou rien.

Le perfectionnisme peut se trouver dans d’autres situations, au quotidien, il n’est pas forcément lié qu’à la nourriture ou au corps. Par exemple, si vous travaillez ou êtes étudiant, que vous devez faire ou rendre un travail, vous pouvez peut-être chercher à faire ou à rendre quelque chose qui soit le plus parfait possible : faire une belle présentation, un document magnifique avec des phrases très recherchées…

Mais ce n’est pas forcément le mieux parce que, ne vaut-il pas mieux rendre quelque chose de moins parfait mais rendre rendre plus de travaux ? Ça dépend de la situation…

Ou alors passer moins de temps et rendre quelque chose de moins parfait pour avoir plus de temps pour vous, pour vous détendre ?

Ou plutôt que de passer un week-end entier à faire un travail, vous pouvez peut-être n’y passer qu’une journée et en avoir une autre pour faire les activités qui vous plaisent ?

Il faut se poser la question : ne vaut-il pas mieux faire que ce soit moins parfait mais avoir plus de temps pour vous ? Pour votre bien-être ? Plus de temps pour faire d’autres choses ? Il faut voir la finalité, voir ce qui est le plus important.

Parfois, quand vous voulez faire quelque chose de trop parfait, ce n’est pas forcément utile. Je vais vous donner mon exemple : quand je fais mes vidéos, elles sont vraiment loin d’être parfaites, j’improvise. Là, j’ai un peu réfléchi à ce que je voulais dire pour ne pas oublier d’éléments, mais d’autres fois je n’ai qu’une inspiration. Je prends mon appareil photo, mon micro et je fais une vidéo juste comme ça… Je sais très bien que ce n’est pas parfait, je répète deux ou trois fois la même phrase.

En fait, je préfère ne pas faire un texte parfait. Je préfère ne pas passer une heure à préparer une seule vidéo, mais plutôt faire trois ou quatre vidéos en une heure pour vous aider avec beaucoup plus de conseils. Je préfère faire trois ou quatre vidéos plutôt qu’une seule qui soit parfaite (où je ne répète pas les phrases, où je prépare bien mon texte, où je cherche à faire une vidéo parfaite avec plein de techniques), une qui me demanderait du temps. Je préfère que ce ne soit pas parfait mais faire plus de vidéos.

Qu’est-ce qui est le plus utile ? Faire des vidéos parfaites et vous donner moins de conseils. Faire des vidéos moins parfaites mais vous donner plus de conseils ? Au final, c’est le résultat qui est beaucoup plus intéressant. Dans tous les cas, que la vidéo soit jolie ou que je ne répète pas les mêmes phrases n’est pas le plus important. Le plus important c’est que le message passe, c’est que vous entendiez tout ce que j’ai à vous dire. Ça doit vous servir vous, pour guérir, elle est là l’importance.

Il faut réfléchir à s’il vaut mieux être parfait ou pas (bien souvent ce n’est pas le cas), c’est une question de productivité. Globalement, plus vous essayez d’être parfait, plus vous allez essayer d’être dans le contrôle de ce que vous faites. Plus vous êtes exigeant avec vous-même, plus ça vous apporte de stress et plus vous avez du mal à supporter l’échec. En fait, vous allez être tout le temps dans l’échec puisque la perfection n’existe pas. Vous n’atteindrez jamais la perfection, vous pourrez vous en approcher, mais vous n’atteindrez jamais la perfection.

Ce qui ne sert à rien est un combat perdu d’avance. Si vous cherchez à être perfectionniste, vous allez tout le temps être en échec (plus ou moins mais quand même en échec). Les problèmes de l’échec et de l’exigence vous incitent à faire des crises de boulimie, ça ne vous fait pas guérir. Si vous apprenez à être plus imparfait, à moins chercher le perfectionnisme, vous serez beaucoup plus détendu, moins stressé.

Lâchez prise et vous serez moins en échec. De toute façon vous aurez fait du mieux possible, vous aurez fait ce qu’il était nécessaire de faire. Faites le plus important et vous serez moins en échec, vous aurez plus de réussite pour vous aider à guérir de la boulimie. Peut-être que ça vous aidera à diminuer ou éviter certaines crises de boulimie, peut-être que non, mais dans tous les cas chercher à être moins perfectionniste vous aidera à guérir de la boulimie.

Je peux vous dire que, moi aussi pour guérir, j’ai fait un travail par rapport au perfectionnisme : lâcher prise et chercher à être moins parfaite. Ça m’a fait beaucoup de bien et je peux vous conseiller de faire cet exercice : vous observer. Observez-vous dans votre quotidien, que ce soit au travail, chez vous (à chaque fois que vous faites des tâches quotidiennes, quand vous mangez…). Observez-vous pour voir si vous cherchez à être perfectionniste, à faire des choses les plus parfaites possibles.

Par exemple, quand vous faites le ménage, cherchez-vous à ce que tout soit nickel ? Quand vous invitez des gens, cherchez-vous à ce que la maison ou l’appartement soit vraiment nickel ? A ce que les gens puissent voir que c’est vraiment propre ?…

Observez-vous, ensuite je vous conseille de prendre quelque chose dans l’une tâche que vous devez faire : ça peut être au travail, ça peut être un repas que vous allez manger, une tâche quotidienne comme le ménage…

Choisissez et essayer de faire cette tâche de façon imparfaite. Forcez-vous, l’objectif va être de faire quelque chose d’imparfait. Par exemple, si vous faites le ménage, n’en faites qu’une partie… Même si vous invitez des gens, ne passez pas la serpillière mais passez juste l’aspirateur ou laisser quelques petites choses traîner.

Faites en sorte que ce que vous faites ne soit pas parfait et observez les conséquences. Observez ce que vous ressentez à l’intérieur de vous. Est-ce que ça vous dérange plus que ça ?

Observez aussi les gens autours de vous, que ce soit au travail ou les amis que vous invitez, vous font-ils des reproches ou des critiques par rapport à l’imperfection ?

Ou si vous rendez un travail, votre responsable vous fait-il des reproches parce que ce n’est pas parfait de chez parfait ?

Observez tout cela, vous verrez que la plupart du temps les conséquences ne sont pas si négatives. Vous verrez que ça ne change absolument rien, qu’on fasse quelque chose d’imparfait ou de parfait, ça ne change rien ou pas grand-chose au final. Les conséquences, derrières, ne sont pas si énormes que ça. Je peux vous dire que ça, ça va vraiment vous aider.

Je pensais aussi à un petit truc que j’avais noté et que je voulais vous dire si vous étiez dans le cas où vous n’aviez pas fait de crise pendant quelque temps. Vous pensez, par exemple, que ces trois dernières semaines vous n’avez pas fait de crise. Vous pensez que vous êtes guéri, vous êtes très content, et voilà que d’un coup vous faites une crise.

Observez-vous là aussi, parce que si vous êtes trop dans la perfection, vous n’allez pas supporter de faire cette crise. C’est en fait et pourtant tout à fait normal de refaire une crise : la guérison ne se fait pas du jour au lendemain (même s’il arrive que des personnes guérissent et ne fassent plus de crise du jour au lendemain).

En général, c’est toujours une diminution progressive : de temps en temps une crise arrive, il n’y en a plus, puis il y en a une autre… Dans la guérison, c’est tout à fait normal que vous fassiez une crise ou deux vers la fin.

Si vous êtes à peu près guéri, il est même normal que vous rechutiez parfois, c’est encore un petit peu de travail à faire. Ça ne veut pas dire que vous êtes en échec. Ça ne veut pas dire que vous êtes retombé dans la boulimie. Ça ne veut pas dire que c’est fini et que de toute façon vous n’allez jamais guérir… Ça ne veut absolument pas dire ça. C’est tout à fait normal et ça fait partie de la guérison, ce n’est pas un échec.

Si vous cherchez à être trop perfectionniste, vous allez avoir du mal à gérer cette crise alors que vous n’en faisiez plus depuis un moment. Apprenez à lâcher prise, à relativiser par rapport à cette crise. Vous pouvez ne pas guérir parfaitement du jour au lendemain, ça va se faire progressivement, faites vous confiance et ça viendra.

J’espère que cette vidéo va vous aider à prendre conscience de votre besoin de perfectionnisme, vous aider à être moins perfectionniste, à pouvoir plus facilement guérir de la boulimie.

Si vous voulez avoir un petit peu plus de conseils sur la boulimie, un peu plus d’explications, inscrivez-vous pour recevoir mon programme gratuit « Les étapes clés de réussite pour guérir de la boulimie », en cliquant sur le lien juste en dessous.

Dans ce programme je vous explique les principales raisons qui font que vous êtes boulimique. Je vous donne des conseils et des exercices pour commencer à guérir. Je vous raconte aussi mon histoire et comment j’ai réussi à sortir de la boulimie.

Je vous souhaite de réussir, d’être imparfait parce que c’est bien d’être imparfait, ça veut dire qu’on a encore plein de choses à apprendre. C’est génial de se dire qu’on peut toujours s’améliorer. Pour moi, ce qui est intéressant dans la vie, c’est d’être de mieux en mieux. Apprendre et s’améliorer, devenir une meilleure version de soi même. Être imparfait veut dire qu’on a toujours à apprendre. Si nous étions vraiment parfaits, je pense qu’on s’ennuierait et que la vie n’aurait aucun sens.

Je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo.

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" Merci Magali pour ces beaux cadeaux reçus tous les matins, tu m'as aidé à ouvrir les yeux et à réaliser que la boulimie n'était qu'un symptôme de mon mal être profond ...une révélation...un déclic...un 1er pas vers la guérison!! "  Céline, 21 ans de boulimie

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Une réflexion au sujet de « Pourquoi le PERFECTIONNISME peut vous empêcher de guérir de la BOULIMIE ? »

  1. libelluuule dit :

    Dommage de terminer un article portant sur la façon de combattre le perfectionnisme sur une note expliquant qu’il est bien d’être imparfait puisqu’on peut… s’améliorer. Une boulimique perfectionniste n’atteint la perfection (sa perfection) et donc la satisfaction (son « équilibre ») que quand elle a épuisé toutes les ressources dont elle dispose pour s’en approcher au plus près. Son problème n’est pas tant d’être parfaite ou non, mais de chercher à l’être, et ce quel que soit la qualité « objective » de ce qu’elle est ou fait, et quel que soit le prix à payer pour s’en approcher. Par exemple, si elle travaille sur un projet, elle ne s’arrêtera de l’améliorer que lorsqu’elle sera à court d’idées, et ce quel que soit ce que lui dise les personnes qui l’entourent ; tant qu’elle aura en tête des ressources pour faire mieux, elle continuera à les exploiter et les mettre en pratique (ben oui : elle est perfectionniste!). Alors dire à une boulimique perfectionniste que c’est bien d’être imparfait parce que comme ça, elle pourra s’améliorer, c’est lui tirer une balle dans le pied, ou plutôt lui ouvrir bien grand les portes du frigo (et pour certaines, celles des toilettes).

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