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BOULIMIE : Le MYTHE sur les CRISES de boulimie (alcool, drogue, sexe)



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Dans cette vidéo, je vous partage un grand mythe qu’on a sur les crises de boulimie. Si vous souffrez de faire des crises de boulimie, je vous recommande fortement de regarder cette vidéo. Vous ne verrez plus les crises de la même façon. Je parle également de l’alcool, de la drogue et du sexe et le lien avec la boulimie.

BOULIMIE : Le MYTHE sur les CRISES de boulimie (alcool, drogue, sexe)

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Le mythe sur les crises de boulimie (version écrite)

 

Bonjour, ici Magali LE ROUX du blog Sortir de la Boulimie. J’ai été dans la boulimie pendant 8 ans.  Donc j’ai fait 8 ans de boulimie avec des périodes très intenses. Donc je connais bien ce que c’est. Je m’en suis sortie et je suis là pour vous aider à vous en sortir vous aussi.

Alors aujourd’hui, je voudrais vous parler des crises de boulimie et pourquoi il n’y a pas raison d’avoir honte de la boulimie, des crises de boulimie. Je parle de la crise en tant que telle. Parce que c’est vrai, pour l’avoir vécu, tout ce que je vous dis, même si en apparence on peut croire que je ne l’ai pas vécu, non je l’ai vraiment vécu, j’ai vraiment vécu la souffrance, j’en parle avec beaucoup de détachement, mais c’est justement parce que j’ai appris à me détacher de tout ça. Mais je peux vous dire que j’en ai bavé. J’ai énormément souffert des crises, de la peur qu’on me voit faire des crises de boulimie, la peur d’en parler. J’ai mis du temps à en parler à mes parents, j’avais super honte. A en parler à mon entourage, j’avais super honte. J’en ai très très peu parlé quand j’étais en plein dedans. A la fin, j’en parlais plus. Justement, plus j’ai appris à me détacher, à comprendre le problème, à me détacher de la peur du regard des autres, plus j’ai pu en parler facilement et ouvertement.

Les crises de boulimie, un sujet tabou… pourquoi ?

 

Et aujourd’hui, c’est mon boulot. Aujourd’hui, je fais des vidéos et je m’affiche sur youtube et je parle de la boulimie, je parle des crises de boulimie comme si j’allais parler de maquillage, comme si les gens parlent de sport quand on voit sur youtube. J’en parle ouvertement comme si c’était un sujet comme tous les autres. Et ce qui n’est pas totalement faux.

Et sachez que dans mon entourage, quand les gens me posent la question et que je ne connais pas, ils me demandent ce que je fais et je dis que j’ai un blog pour aider les gens à sortir de la boulimie. Après des fois, ils posent des questions et je leur en parle ouvertement, je leur explique ce que c’est. Après, ils ne savent pas tous, il y en a qui disent « c’est quoi? C’est quand tu manges beaucoup ? ». Alors je leur explique plus parce qu’il y en a qui ne savent pas du tout, ils ont une idée plus ou moins et savent qu’il y a de la souffrance derrière. Mais il y en a qui ne savent pas du tout ce que c’est. Et je leur explique, je leur dis « en général, c’est quand on mange beaucoup, on peut manger de grandes quantités, on peut se faire vomir ». Moi je leur dis « moi je me faisais vomir ». D’ailleurs ça m’est arrivé, même si ça fait un moment pour moi que je m’en suis sortie officiellement, mais ça m’est arrivé d’en faire quelques unes ces derniers temps quand émotionnellement c’était extrêmement intense. Donc ça m’a fait du bien d’en refaire une, j’en ai eu besoin. Mais je ne considère pas que je suis retombée dans la boulimie dans le sens où c’est tellement ponctuel. En fait pour moi, ça fait 3 ans et demi que je m’en suis pour moi officiellement sortie. Dans le sens où avant je faisais des crises toutes les semaines, tous les jours, plusieurs par jour, tout ça. Donc pour moi, ce que j’appelle 8 ans de boulimie, c’était ça.

Et donc, je voudrais parler des crises. J’en parle ouvertement maintenant. Ca me fait plaisir d’en parler. Je veux aussi vous montrer que la boulimie et les crises de boulimie, il n’y a pas à avoir honte de ça. En fait, je sais à quel point ça fait souffrir parce qu’on a tellement honte de ça, de faire des crises de boulimie, on culpabilise tellement. Et ça c’est une grande partie de la souffrance. Une fois qu’on arrive à se détacher de la honte et qu’on arrive à déculpabiliser, une fois que vous arriverez à avoir ça, d’arriver à vous détacher et à déculpabiliser, ça va vous faire beaucoup de bien. Je le vois, j’ai plein de retours par mail, de gens qui me disent qu’ils sont en thérapie, et qui me font ce retour que depuis qu’ils ont accepté les crises, de ne plus culpabiliser autant qu’avant, hop ben bizarrement, il y a moins de crises. Oh tiens, c’est bizarre quand même. Pas tout le temps, mais ça arrive souvent. Pourquoi ? Parce qu’une des grandes souffrances de la boulimie, c’est justement de ne pas accepter ces crises là.

Donc aujourd’hui, je voudrais faire une vidéo pour vous montrer que finalement, il n’y a pas besoin d’avoir honte de ça. Parce que, qu’est-ce que c’est qu’une crise de boulimie ? Je vais décomposer avec vous.

Les crises de boulimie VS les comportements des gens normaux

 

Déjà, c’est manger. Oh oui, c’est sûr que c’est la honte de manger ! Personne ne mange. Dans cette vidéo, je vais exagérer, je vais jouer un peu un jeu de rôle, mais pour vous montrer que c’est débile en fait d’avoir honte, de culpabiliser. Enfin, ça ne veut pas dire que vous êtes débile. J’ai eu honte et j’ai culpabilisé comme vous sur les crises de boulimie. Mais dans le fond, il n’y a pas d’utilité à culpabiliser et à avoir honte de ça. Et je vais vous montrer pourquoi. Parce qu’en fait, c’est manger. Du coup, tout le monde mange. Tout le monde mange pour se nourrir. Donc quand vous faites une crise, vous mangez. Vous mettez des aliments dans votre bouche et vous avalez. Donc vous mangez.

Vous mangez plus. En général, ce sont des compulsions. Donc c’est manger vite. En même temps, tout le monde, hop il est pressé, il va vite manger, vite, vite. Ben oui, ça arrive. Tout le monde mange rapidement. Parce qu’il n’a pas le temps. Et des fois, ça peut arriver, quand je faisais des crises, ça m’arrivait de manger dans la rue, de faire genre que je mange un sandwich ou un pain au chocolat… Donc je fais semblant de manger normalement, mais en fait j’étais en pleine crise. Mais les gens, les passents ne me voyaient pas manger la quantité. Je mangeais, et après j’allais au macdo. Je faisais semblant que j’avais faim, mais en fait non, c’était une compulsion. Mais au final, dans les faits, c’était pareil. Je mangeais peut-être debout, en faisant des trucs, en mangeant vite comme des gens qui sont pressés, qui vont manger dans la rue. Ou même quand vous êtes en famille, dans le comportement en tant que tel, ça arrive à tout le monde de manger super rapidement des fois. Au final, ça arrive à tout le monde. Tout le monde mange, ça arrive à tout le monde de manger vite.

De manger beaucoup. Qui n’a jamais mangé beaucoup ? Ca arrive à tout le monde de dire « oh j’ai trop mangé », à un repas. Je parle des gens lambda. Je veux vous montrer que la crise de boulimie en tant que telle, ce sont des comportement que tout le monde, tout le monde n’a pas forcément des crises, mais ce qu’il se passe dans les crises de boulimie, ce sont des comportements que tout le monde a eu à un moment dans sa vie. Et en fait, combien de gens ont mangé jusqu’à avoir le ventre qui va exploser. De trop manger à un repas, à un repas de famille, une soirée spéciale, ou même des fois les gens qui mangent, qui sont là, parce qu’il y a de la gourmandise « oh ben ouais, je reprendrais bien du dessert » et puis après « ouf, j’ai trop mangé ». Ben tout le monde a fait ça, tout le monde à un moment donné a été trop lourd parce qu’il a trop mangé. Et des fois trop trop.

Une fois, j’étais à un voyage de mon école, il y avait des flammenküche, tout le monde pouvait participer. Bon c’était plus les hommes. Ils faisaient le concours de celui qui mangerait le plus de flammenküche. Et en fait, ils se sont retrouvés à manger des quantités, à avoir le ventre qui va exploser. Je crois même qu’il y en a qui avaient vomi aussi. Mais c’était un jeu. Pour eux c’était un jeu. En fait, ils ont mangé jusqu’à se rendre malade. Et ben c’est comme les crises de boulimie au final. Manger beaucoup, avoir le ventre qui va exploser, mais là c’était un jeu. Alors oui, quand on fait des crises de boulimie on a honte, mais eux ils n’ont pas honte par contre ! Vous voyez, c’est le même comportement. Pourquoi est-ce que vous, vous auriez honte, je parle pour moi aussi avant quand j’avais honte. Et pourquoi eux n’auraient pas honte ? Puisque dans le comportement, c’est la même chose.

Et un autre aspect, vomir. Parce que souvent, il y a les vomissements. Pas tout le temps, mais pas mal de gens dans la boulimie vomissent. Qui n’a jamais vomi ? Qui n’a jamais, dans sa vie, vomi à un moment donné ? Et un truc de dingue, peut-être que ça vous est déjà arrivé. Moi personnellement, quand je faisais des soirées alcoolisées, j’en fais encore, mais là je ne côtoie pas les mêmes personnes, mais j’avais fait des soirées où les gens se bourraient la gueule et ils étaient fiers s’ils vomissaient après. Limite, il fallait que tout le monde soit au courant. Moi ça m’est arrivé de boire, d’aller vomir après et d’aller raconter à tout le monde « ouais, j’ai vomi parce que j’avais trop bu ». Ben ouais, mais il y en a, c’est la fierté. Bon moi, personnellement, quand je le faisais, je n’étais pas forcément au top. Mais il y en avait, c’était limite ils aiment boire pour vomir. C’est être fier d’avoir vomi parce qu’on a trop bu. Je ne dis pas que c’est bon pour la santé, pour moi il y a de la souffrance derrière qui est cachée quand on fait ça. Il y a un truc qui n’est pas très sain. Mais au final, pourquoi est-ce que vous, vous auriez honte de vomir, et pourquoi les autres ils seraient fiers ? Oh, c’est bizarre quand même.

Et autre chose. Regardez, là on va prendre la crise en tant que telle, la boulimie en tant que telle, le côté addictif de faire des crises. On aurait honte de faire des crises de boulimie. Par contre, la personne qui, en soirée, va boire parce qu’elle n’est pas bien, qu’elle se dit « ah oui, je sors, parce que là, ma vie, c’est une vie de merde, je ne suis pas bien, je sors comme ça je vais boire et j’oublie ». Mais combien il y en a qui l’affiche ? Ou des potes qui disent « allez viens, bois pour oublier ». Mais il y en a qui le disent ouvertement. Au contraire, ils font ça exprès parce que ça leur fais du bien. Ca leur fait du bien de boire pour oublier. C’est pareil, ce n’est pas forcément un comportement très sain parce qu’il y a une souffrance derrière. On le fait parce qu’il y a une souffrance. C’est pas l’idéal. Le mieux, c’est de boire par plaisir et de ne pas souffrir. Mais au fond, c’est la même chose.

Pourquoi est-ce que vous, vous ne pourriez pas manger parce que vous souffrez, utiliser la nourriture parce que vous souffrez, pourquoi ça serait honteux ? Par contre, celui qui va boire, qui va sortir parce qu’il n’est pas bien, qui va boire du coup comme un trou parce qu’il n’est pas bien, pourquoi est-ce que lui n’aurait pas de honte ? Pourquoi est-ce que les gens qui ont plein de relations sexuelles,…, pour moi il y a une souffrance, il y a un truc pas très sain aussi derrière, pourquoi est-ce qu’eux pourraient être fiers, mais par contre, si on utilise la nourriture et qu’on fait des crises de boulimie, il faut avoir honte ? Ben non, mais c’est pareil ! Et ceux qui se droguent, qui prennent plaisir, qui se droguent entre eux, ensemble, ils sont fiers aussi.   Et pourquoi faire des crises de boulimie, on aurait honte ? C’est quoi la différence ? Juste il y en a un, c’est de la drogue et l’autre, c’est de la nourriture.

Boulimie ou pas, on est tous normaux !

 

Donc voilà, c’est pour ça que je voulais vous dire qu’au fond, la crise de boulimie, pourquoi est-ce qu’on aurait besoin d’avoir honte ? Pourquoi ? Parce qu’au final, je répète, une crise de boulimie, on mange comme tout le monde, on mange trop mais ça arrive à tout le monde de manger trop, ça arrive à tout le monde d’avoir le ventre qui va exploser parce qu’il a trop mangé, et d’avoir du mal à digérer après si vous ne vomissez pas. Ca arrive à tout le monde de faire des trucs pour après vomir et être fier de vomir après. Et ça arrive à tout le monde d’utiliser certaines substances, que ce soit alcool, drogue, nourriture… Qui n’a jamais mangé émotionnellement ? D’utiliser des trucs parce qu’on n’est pas bien. Et alors ? Quel est le problème ?

Au fond, c’est vous qui vous faites ce scénario. Alors oui, souvent on a honte parce que quand on est dans la boulimie, bon l’anorexie ça se voit un peu plus, ça se repère plus, alors que la boulimie on peut plus facilement se cacher, on peut plus facilement ne pas montrer qu’on fait des crises de boulimie. Donc c’est plus facile à cacher. Mais l’anorexie, c’est un peu plus compliqué parce que les gens le voient plus facilement. Mais du coup, c’est pour ça je pense qu’on en parle moins de la boulimie. On parle plus de l’anorexie parce que ça se voit plus, mais au fond, non la boulimie il y a autant de souffrance. Ca peut être autant de souffrance. Mais on peut plus facilement le cacher.

Mais pourquoi on le cache ? Ben c’est parce que souvent quand on est dans la boulimie, on a peur du regard des autres. Donc on ne veut pas donner cette mauvaise image de nous. Oh c’est vrai que c’est horrible de voir quelqu’un qui mange beaucoup parce qu’il souffre et qu’il va vomir. Je parle pour moi aussi avant. Mais d’ailleurs c’est un truc que je n’ai jamais aimé, ça m’a toujours dérangée de le faire devant quelqu’un. J’ai toujours eu besoin de me cacher, c’est vrai. Même quand j’en ai fait quelques unes ces derniers temps. Par contre, c’est vraiment un truc que j’ai prévu de faire, mais je ne sais pas quand je le ferai. Mais j’ai vraiment envie de simuler une crise. Après je vais voir, mais je pense qu’un jour je le ferai publiquement. Je pense qu’un jour je le ferai. Je sais pas, je verrai quand ça sera le moment. Mais je pense que ça serait utile, mais de le faire ouvertement, mais vraiment. Bon après, je le simulerai, ça ne sera pas totalement vrai. Mais je pense que j’en ferai une vraiment, pour montrer publiquement ce que c’est qu’une vraie crise de boulimie. Comme ça les gens pourront voir ce que c’est, les gens de l’extérieur qui ne connaissent pas. Et en même temps, vous verrez qu’il n’y a pas de honte à avoir. Moi aujourd’hui, j’en parle ouvertement. Après, je ne me suis jamais montrée en train de faire une crise. Mais j’en parle ouvertement, j’en parle vraiment comme si c’était un sujet lambda parce qu’il n’y a pas de honte à avoir. Il y en a c’est la drogue, il y en a c’est le sexe, il y en a c’est faire les magasins, d’autres c’est manger beaucoup. Chacun a ses moyens pour libérer la souffrance. Et la nourriture, tout le monde mange, comme je vous l’ai dit, ce sont des comportements que tout le monde a. Quand on prend séparément les crises, ce sont des comportements que tout le monde a. Je pense qu’au fond, même si je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais je pense qu’au fond, il n’y a pas de raison d’avoir honte de ça, de faire des crises, de manger comme ça, de vomir. Non, parce que tout le monde le fait, enfin tout le monde n’a pas fait des crises, la crise en tant que telle. Mais dans les faits, les comportements détaillés comme ça, vous voyez, tout le monde l’a déjà fait.

Non, je pense que ça sert à rien vraiment, de culpabiliser, d’avoir honte de ce comportement. C’est vous en faites qui créent votre propre souffrance par rapport à ça. Comme je vous l’ai dit, il y a des gens qui sont fiers d’avoir des comportements, de boire beaucoup, de vomir, de boire cul sec,… et la nourriture c’est la même chose. Il y en a qui sont fiers de manger comme des goinfres et vous vous auriez honte ? C’est la même chose au final. Moi je suis fière d’avoir vécu la boulimie, franchement. Et même voilà, j’ai montré dans d’autres vidéos, je vous en ai parlé, ça m’est arrivé d’en refaire et peut-être que j’en referai là. J’en sais rien. Si j’en ai besoin. Comme je vous ai dit, qui, des fois peut faire du bien quand on n’a pas trouvé d’autres solutions. Ben voilà. Après, j’en fais carrément moi qu’avant. Pourtant j’ai vécu je pense la période la plus difficile de ma vie. J’en ai quasiment pas fait. Je me dis, ben dis donc ouais. C’est là où je me dis que j’ai vachement travaillé sur moi, j’ai vachement évolué.

Mais au fond, ça peut m’arriver et ça peut arriver à tout le monde. Et puis c’est pas grave. Le principal est d’être de plus en plus bien avec soi-même, d’avoir de plus en plus la vie qui nous correspond. Et d’accepter, d’assumer. Et franchement, comme je vous dis, j’en parle ouvertement, quand j’explique en détails, parce que j’assume donc les gens s’y intéressent. Des fois, ils essaient de comprendre. Bon des fois, ils s’en foutent. Ils ont le droit de s’en foutre. Et puis ceux qui jugent, ben voilà. Mais au fond, il n’y a pas de raison de juger. « Ah ouais, les crises de boulimie, il faudrait les juger comme mal et les autres trucs non ». Non, non, non, c’est pareil.

Bon j’espère que cette vidéo vous aide à déculpabiliser et à ne pas avoir honte. En tout cas à moins avoir honte et moins culpabiliser. Faut lâcher prise un peu là. Et puis n’hésitez pas à partager cette vidéo si vous pensez à des gens qui sont dans la boulimie. Je pense que cette vidéo, elle est importante, elle peut aider. Donc n’hésitez pas à la partager si vous pensez que ça peut aider d’autres personnes. Vous pouvez mettre des commentaires aussi si ça vous a marqué, en dessous de la vidéo. Vous pouvez mettre des commentaires pour me dire un petit peu ce que vous en pensez ou comment vous vous sentez aujourd’hui vis-à-vis de ça, vis-à-vis des crises.

Et puis si vous voulez avoir un peu plus d’informations sur la boulimie, sur les principales causes de la boulimie, et comment on fait pour s’en sortir de moi, mon point de vue, les principales clés. J’ai créé un programme « les étapes clés de réussite pour sortir de la boulimie ». C’est un programme gratuit. En fait, vous vous inscrivez par mail, vous mettez votre adresse mail. Et après vous allez recevoir par mail pendant plusieurs jours plein d’explications. Je vous parle aussi de mon histoire et comment j’ai réussi à sortir de la boulimie. Je vous mets le lien en-dessous de la vidéo et après la vidéo.

Et puis si vous voulez aussi, je propose des séances de thérapie par skype, si ça vous intéresse, si vous avez besoin d’aide un peu plus poussée, un peu plus personnalisée. Il y a peut-être des trucs que vous comprenez avec les vidéos, mais qu’il y a des trucs où vous avez du mal à avancer tout seul et que je peux vous aider, n’hésitez pas, je suis là. Je vous mets un lien sous la vidéo et à la fin de la vidéo aussi. Si ça vous intéresse.

En tout cas, vraiment, je pense qu’au fond, on a plein de croyances sur la boulimie. Faut arrêter. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais vraiment, il n’y a pas de honte à avoir au fond. Vous voyez dans cette vidéo, au final ce sont des comportements pris au cas par cas que tout le monde a, que tout le monde vit. Il y en a qui sont fiers d’avoir ces comportements. Donc la crise en tant que telle, pourquoi est-ce qu’on a honte ? Est-ce que vraiment, il y a besoin d’avoir honte et de culpabiliser autant ? Je ne pense pas.

Bon, je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo et puis pensez à moi pour la prochaine crise que vous faites. Et dites vous « ben ouais, je ne suis pas bien et j’ai besoin de la nourriture ». Après, je ne dis pas que c’est sain. D’ailleurs, avant de terminer cette vidéo, dans chaque comportement, il peut y avoir de la souffrance derrière. Là, il y a de la souffrance. Donc ça ne veut pas dire qu’il faut faire des crises, accepter sans faire de travail sur soi. Parce que ça fait quand même souffrir. Mais déjà, si vous lâchez un peu cette honte et cete culpabilité, déjà ça va vous apaiser, ça va vous faire du bien, ça va vraiment vous aider à diminuer les crises. Moi perso, ça m’a vachement aidée à diminuer les crises, de les accepter pleinement. D’accepter que oui, des fois j’ai envie d’en faire. Ben j’ai envie d’en faire parce que j’en ai besoin à ce moment-là. Comme des fois ben de dire « oh, je suis pas bien, je vais boire de l’alcool en soirée, je vais boire plus que d’habitude ». Voilà. C’est très rare. En général, en ce moment, je n’ai plus envie de boire de l’alcool. Enfin je bois un petit peu pour le côté convivial, mais j’aime pas. Enfin avant j’en avais besoin pour me lâcher, mais maintenant non, je me sens moins bien quand je bois. En plus après, le lendemain, je ne suis pas top. Mais voilà, à un moment donné, je me suis servie de l’alcool aussi. Bon plus en soirée. Mais j’ai utilisé l’alcool parce que j’étais pas bien. Dans chaque comportement, il peut y avoir de la souffrance.

Mais après, c’est « comment on peut se sentir mieux pour ne plus avoir besoin des crises de boulimie, plus besoin de l’alcool, plus besoin de la drogue, de cul secs ». Ou comment utiliser des moyens plus sains pour se sentir mieux. Parce que la crise de boulimie, ce n’est pas top non plus. Donc c’est important aussi de faire en sorte de ne plus en faire, de trouver des moyens e ne plus en faire. Attention, ça ne veut pas dire qu’il faut faire des restrictions. Regardez mes autres vidéos parce que je ne parle pas de tout dans cette vidéo.

Mais voilà, déjà détachez-vous de cette culpabilité, de cette honte, ça va déjà vous enlever un gros gros poids, je pense vraiment. Peut-être que vous allez en faire un petit peu plus provisoirement. Mais sur le long terme, je pense vraiment, de mon expérience perso et de ce que je peux entendre dans les témoignages, que sur le long terme, ça va vous aider à diminuer les crises de boulimie, de lâcher, de déculpabiliser, d’arrêter d’avoir honte. En tout cas, moins vous aurez honte, moins vous culpabiliserez, et plus vous allez pouvoir diminuer les crises de boulimie, enfin vous allez lâcher, ça va vous faire beaucoup de bien. Et vous serez mieux avec vous-mêmes. Vous vivrez mieux les crises aussi quand vous les ferez. Pensez ) moi la prochaine fois que vous en faites. Parce que des fois, quand on fait une crise de boulimie, on souffre, on a honte. Même dans les crises en tant que telles, on souffre parce qu’on n’accepte pas. Ben pensez à moi et à cette vidéo la prochaine fois que vous faites une crise en vous disant « c’est pas grave, j’ai fait des crises, j’ai eu besoin, au fond il n’y a pas besoin d’avoir honte, j’ai le droit de souffrir et de ne pas être bien et d’utiliser un moyen pour faire ». Et après, essayez de comprendre ce qui ne va pas pour ne pas avoir à le refaire après. C’est important aussi. Le but de cette vidéo, ce n’est pas de vous faire faire plus de crises. Le but, c’est de régler les souffrances et de changer ce qui n’a plus lieu d’être.

Bon allez, je crois que je vais faire des vidéos d’une heure et demi un jour. J’ai trop envie de vous raconter des trucs, de vous partager. J’ai envie de faire des vidéos courtes, mais je n’arrive pas. Ben ce n’est pas grave.

Allez, à bientôt pour une prochaine vidéo !

Tout ce qui est dit dans cette vidéo n’est en aucun cas la vérité, mais ma vision des choses, mon opinion issues de mes connaissances et de mon expériences personnelles. Je ne prétends ni détenir la vérité, ni savoir ce que chacun doit faire ou ne pas faire, penser ou ne pas penser.



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Je déteste les spams et je ne donnerai jamais votre adresse à une tierce personne.  

4 réflexions au sujet de « BOULIMIE : Le MYTHE sur les CRISES de boulimie (alcool, drogue, sexe) »

  1. albertini dit :

    en fait c’est le principe de la souffrance de faire une crise et de se faire vomir  qui doit être plus forte que celle que l’on ressens dans un moment” M”….c’est le principe de diversion.
    donc si on déculpabilise de se faire du mal ça fait plus assez mal, donc la méthode devient obsolète !!
    bon, je sais , cest pas si simple , encore que la façon dont vous en parlez est très …PARLANTE.
    j’aurai aimé vous connaitre quand j’étais boulimique comme vous .pour voir si la façon dont vous abordez la chose est percutante lorsqu’on est dans l’aveuglement du symptôme .
    Merci en tout cas pour votre parcours ouvert aux autres .
    et l’exemple humble mais affirmé de ce qu’une faiblesse recèle comme force intèrieure qui ne demande qu’à être sublimée

    Répondre
    • Magali Le Roux dit :

      C’est une remarque très très pertinente et c’est pour ça que je précise à la fin de la vidéo que le but n’est pas non plus d’en faire davantage. Malheureusement, je ne peux pas pousser davantage sur ce sujet et sur ce que tu dis là, la vidéo étant déjà assez longue.
      Mais je suis en partie d’accord que ça peut arriver de vouloir en faire plus si on culpabilise moins. Je dis d’ailleurs qu’il est possible d’en faire davantage.
      Mais sur le long terme, je pense vraiment que la culpabilité et la souffrance ne permettent pas d’être plus heureux. Après avoir déculpabilisé et être dans l’acceptation et le lâcher prise, je pense vraiment que l’être humain n’a plus envie (sur le long terme) de se faire du mal. Même si on accepte totalement les crises, elles feront toujours suffisamment souffrir pour qu’on puisse un jour trouver la motivation et l’envie d’avoir des comportements autres que les crises. Je parle sur le long terme et mieux vaut avoir une vision sur le long terme selon moi, que sur le court terme.
      C’est un peu comme le principe du bâton et de la carotte. Un âne peut avancer parce qu’il souffre de se prendre des coups de bâton. Mais est-il pour autant heureux de vivre sous la contrainte des coups de bâton ? Et ne finira t-il pas par souffrir encore plus de la situation? Alors que si on enlève le bâton et qu’on le remplace par une carotte, non seulement l’âne voudra avancer, mais en plus il le fera dans le joie, et le bonheur.
      Mon objectif avec ce blog est d’aider les gens à avancer et vivre en remplacer les bâtons par des carottes.
      Merci quand même pour cette remarque 🙂

      Répondre
  2. Prunelle dit :

    Cette vidéo tombe à pic… Je trouve que question du “est ce que c’est grave” est une obsession pendant les crises, et que cette question même qui mène à la continuer! Si non, je peux encore manger, si oui, je mange quand même pour adoucir la culpabilité! Je fais des crises au boulot, à esquiver mes collègues en permanence pour que personne ne le sache, à ne pas aller dans le même commerce que d’habitude pour acheter un encas supplémentaire… Et la crise prends fin dès le moment où j’arrive à décrire mes envie et mes symptômes à mon confident… Comme quoi, avoir honte, c’est arrêter d’être à l’écoute de soi même et s’ouvrir aux comportements stupides, alors même qu’on a l’impression que la honte nous réfrène… Et si je l’avais dit, tout simplement “j’ai monstrueusement envie d’avaler ces cinq crèmes brûlées dans la seconde”? On aurait plaisanté un peu, et peut être que je n’en aurais mangé qu’une?…

    Répondre
    • Magali Le Roux dit :

      Ah, je connais très bien aussi cette tactique de ne pas aller dans les mêmes commerçants ;). Je l’ai beaucoup utilisée.
      Je te trouve très courage prunelle, d’oser décrire à ton compagnon ce que tu as fait, je n’avais jamais réussi à le faire à l’époque (déjà avouer ma boulimie lorsque j’étais en couple a été très compliqué)
      Et oui au fond, si tu as mangé 5 crèmes brûlées, ou même plus, et alors ? il est où le problème, hormis que tu as fait ça dans un moment de faiblesse, de souffrance, de trop plein émotionnel ? ;-).
      Bravo en tout cas, je suis très admirative de ton courage que je n’ai pas eu à l’époque

      Répondre

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