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Les mémoires d’une petite fille

Vous découvrirez dans cet article l’histoire de l’enfance d’une petite fille qui pensait vivre l’amour et la joie et réaliser ses rêves, mais qui s’est très vite retrouvée confrontée à la réalité terrestre et à de nombreuses difficultés et souffrances.

 

Les mémoires d’une petite fille

 

Il était une fois une petite fille qui est arrivée sur terre un 22 juin 1988. Elle avait les yeux qui pétillaient. Les yeux qui pétillaient de joie. La joie de vivre. Elle voulait vivre et rendre les gens heureux autour d’elle. Il paraîtrait même que les gens s’arrêtaient pour la regarder tellement elle souriait. Elle avait aussi des rêves. Elle n’en avait pas conscience réellement, mais elle voulait aider les gens et les animaux qu’elle aimait. Elle a même dit une fois à son papa qui avait des ennuis qu’elle voulait aller parler au méchant monsieur qui l’embêtait pour qu’il arrête. Malheureusement, elle n’a pas été prise au sérieux et elle a été très déçue. On n’avait pas bien réalisé son potentiel.

Elle a commencé à être triste et décue de l’injustice et de la cruauté qu’elle pouvait voir autour d’elle. Des garçons ont commencé à l’embêter tout au long du CP, avec qui elle s’est sentie comme « violée », puis des filles au CE1 qui ont tenté d’écraser son coeur et de s’en servir de serpillère. On s’en est pris à son corps physique, à sa sensibilité et à sa gentillesse. Elle est devenue le souffre-douleur de certaines personnes mal-intentionnées autour d’elle. On a également cherché à se moquer de son côté trop « girly », trop « féminin ». Elle s’était d’ailleurs pris la honte pour avoir osé avoir un cartable barbie à 10 ans.

 

fille barbie

 

 

C’est alors que son coeur a commencé à se refermer petit à petit, laissant place à la solitude, au rejet des hommes et de l’amour, à l’acharnement dans les études et à la boulimie. Elle a également éteint sa féminité. Les rares fois où elle a tenté de l’extérioriser à nouveau et de tenter de se réouvrir aux gens, les moqueries, les jalousies et les méchancetés sont arrivées en masse. La chute et la déception ont été violentes. Elle ne savait pas vraiment si c’était plus facile à vivre en fermant son coeur et en s’isolant ou en l’ouvrant et en se prenant des coups de poignard dans le coeur.

Elle a aussi beaucoup souffert de la souffrance qu’on pouvait faire sur les animaux. A 10 ans, elle avait pour rêve de créer une association pour aider les animaux. Puis à 15 ans, son rêve s’est un peu plus précisé. Elle ne rêvait plus de créer une association pour animaux classique. Elle avait pour rêve de créer un centre équestre où on pourrait y faire de l’équithérapie avec des chevaux sauvés des abattoirs. Au fond, ce qu’elle voulait faire à travers ce projet, c’était de pouvoir sauver les âmes en détresse dans ce monde, aussi bien les âmes humaines que les animaux. Et elle voulait réunir l’animal et l’être humain. Elle savait peut-être déjà au fond d’elle que tout le monde mérite le bonheur et peut retrouver la joie de vivre, peu importe le passé et peu importe les apparences physiques.

petite fille souriante

 

Ce projet semblait impossible à réaliser, selon certaines personnes autour d’elle. Qu’il valait mieux soit aider les animaux qui ont été traumatisés, soit les être humains. Mais que c’était impossible que les animaux souffrants puissent aider les personnes souffrantes. Ca n’a pas empêché à cette jeune fille de croire en son projet et de se lancer dans des études de commerce et de création d’entreprise. Peut-être qu’au fond d’elle, sans le savoir, elle savait que c’est ce qui pourrait le plus marcher. Avec le recul, je pense qu’elle avait raison. Car il n’y a rien de tel que d’avoir souffert pour comprendre la souffrance des autres et avoir de la compassion. Et probablement que c’est parce que l’animal et l’être humain ont tous les deux souffert à leur façon, qu’ils peuvent le mieux se comprendre et s’entraider.

 

 

Puis le rêve de cette jeune fille est parti aux oubliettes pendant plusieurs années. Avait-elle décidé de ne plus réaliser ce rêve ? Pas vraiment. Elle s’est toujours promis que, même si elle allait faire d’autres choses dans sa vie, parce qu’elle ne voulait pas travailler toute sa vie dans un centre équestre, un jour elle créerait ce centre. Elle a également de nombreux autres rêves plus ou moins liés, mais qui suivent toujours plus ou moins le même désir profond de son âme et qu’elle a bien entendu l’intention de réaliser. C’est d’ailleurs assez amusant pour elle de voir de nombreux signes dans sa vie qui lui rappellent ses rêves et lui montrent la direction qu’elle doit prendre, quand, comment. Par exemple, ce n’est pas par hasard si elle a retrouvé sa selle d’équitation et si elle a ressenti un fort besoin de retourner dans la rayon sport préféré de son enfance : le rayon équitation. Entre autres…

Cette petite fille a alors grandi, muri. Elle a vécu de nombreuses épreuves. Des moments de joie, des moments de peine. Des moments d’extase et des moments où elle a eu l’impression de toucher le fond. Des moments où elle a oublié qui elle était, d’où elle venait et des moments où elle a réussi à se reconnecter à nouveau à elle. Des moments où elle a fermé son coeur et où elle l’a réouvert. Des moments où elle a oublié ses rêves pour s’y reconnecter peu après. Des moments où elle a eu l’impression que tout était fait pour lui faire perdre confiance en elle et en ses rêves et des moments où des anges sont venus lui tendre la main quand elle en avait le plus besoin. Et à chaque fois, elle s’est rendu compte que non seulement elle était encore là, bien vivante, mais qu’en plus elle avait encore plus de forces. Comme on dit, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

magali le roux

 

Et puis elle a découvert les « joies » de la boulimie, cette « merveilleuse » maladie trop peu connue, encore trop cachée et qui fait pourtant des ravages dans la vie des personnes qui ont eu l’occasion de la cotôyer. Elle est l’anti-féminité par excellence. Et en même temps elle est parfois la meilleure amie, voire la seule amie qui nous a aidé à surmonter des difficultés, à apaiser notre coeur souffrant, à décharger notre trop plein d’émotions. Elle est une amie empoisonnée, mais parfois c’est la seule qui aura pu nous aidé à des moments où nous n’avions rien trouvé d’autre.

Alors cette jeune femme aura compris beaucoup de choses grâce à elle, mais également à quel point la féminité et l’amour n’a aujourd’hui pas suffisamment sa place dans ce monde. Et elle l’aura aidée à comprendre aussi beaucoup de choses de son enfance et de qui elle est. Elle lui aura aussi appris que ce n’est pas en faisant la guerre qu’on obtient la paix. Et donc que ce n’est pas en faisant la guerre à son corps qu’on obtiendra la paix avec lui. Et qu’elle peut s’en faire un merveilleux allié si elle réussit à communiquer avec lui et à s’en occuper comme il le mérite. Mais aussi qu’elle peut avoir confiance en lui car il est d’une puissance incroyable.

Et finalement, quand on y réfléchit, on en revient à la relation avec l’être humain et le cheval. Si un être humain qui a souffert se retrouve au contact d’un cheval qui a souffert, et qu’ils arrivent à communiquer et à se comprendre, alors ils peuvent devenir les meilleurs alliés du monde et surmonter tous les obstacles. C’est ça l’équithérapie au final. Le cheval a besoin de son cavalier et le cavalier a besoin de son cheval. Ensemble, s’ils réussissent à fusionner, alors ils peuvent surmonter tous les obstacles, même ceux qui semblent impossibles à surmonter en apparence. Parfois, le cheval et le cavalier manquent un peu d’entraînement ou parfois ne sont pas au top de leur forme. Mais avec de l’entraînement, une bonne relation, une bonne communication, suffisamment d’énergie et beaucoup d’amour et de confiance, alors ils peuvent tout surmonter.

 

pur sang arabe

 

Et pour en revenir à cette petite fille qui rêvait déjà grand et qui avait la joie de vivre dans les yeux, elle a grandi, mais n’a jamais oublié qui elle était et qui elle voulait devenir. Ou plutôt elle s’est oubliée pendant un temps pour tenter de rentrer dans un moule que le monde l’obligeait à intégrer de force (volontairement ou involontairement), mais elle s’est reconnectée à elle et elle a décidé de ne plus laisser rien ni personne éteindre à nouveau cette flamme dans ses yeux et dans son coeur, ni éteindre sa féminité. Et même plus encore, elle a décidé qu’elle les ferait encore plus rayonner que jamais. Elle a choisi d’être elle-même et de rayonner à sa façon, sa façon à elle qui est unique. Elle a même réalisé que les moqueries, les critiques, les jalousies avaient un sens caché et signifiaient souvent une certaine admiration refoulée ou une frustration. Elle a appris à voir le sens caché derrière chaque parole et chaque comportement. 

Elle avait également toujours eu une tendance à la rebellion, à tenter de se mettre dans les moules, mais comme si une partie d’elle avait toujours eu besoin de se rebeller contre ce qui l’obligeait ou l’influencer contre son gré à se mettre dans le moule. Elle n’en avait pas vraiment conscience de ce fonctionnement, mais avec le recul et en apprenant à se connaître, elle le fait maintenant avec beaucoup plus de conscience. Comme un cheval indomptable par la force, qui accepte uniquement d’être apprivoisé s’il se sent en confiance, respecté et entendu.

Elle a également découvert avec le temps son potentiel et s’est donné pour objectif de sauter des obstacles a priori insurmontables parce qu’elle sait qu’elle peut y arriver et parce que les minis obstacles, c’est bien pour s’entraîner ou pour se reposer, mais ça ne lui suffit pas. Elle a toujours trop aimé les grands challenges pour se contenter des barres par terre. Parfois les barres par terre ou les petits obstacles, c’est bien pour reprendre confiance après une chute ou un refus devant un trop grand obstacle, ou encore pour perfectionner des techniques. Parce qu’elle en a fait des chutes et elle en a eu des refus avec son cheval. Mais, elle s’est toujours dit que ce n’est pas parce qu’on chute ou que le cheval refuse, qu’il faut abandonner. Parfois, il est vrai qu’il y a les limites du corps physique ou alors ce n’est pas le moment ou il manque de l’entraînement. Ou bien elle et son cheval ont besoin de se reposer, de profiter de moments à gambader dans le pré.

 

Mais quand elle sent qu’elle peut y arriver, elle fait tout pour y arriver et elle seule sait comment s’entraîner et entraîner son cheval, elle seule peut vraiment le sentir et elle n’oublie jamais ses rêves et ses objectifs. Ses moyens pour y arriver dérangent parfois ou sont incompris, mais elle sait où elle va, elle sait pourquoi elle fait les choses bien plus que ce que l’on peut croire. Et parfois elle ne le sait pas vraiment, mais elle fait confiance à la vie et à son intuition qui la guident. Elle ne le sait pas toujours avec sa tête, mais elle le sait avec son coeur.

 

Il lui arrive parfois d’avoir peur, de douter si elle va réussir. Parce qu’elle n’a jamais franchi ce genre d’obstacle, jamais sauté un obstacle aussi haut ou bien elle ne sait pas ce qu’il y a derrière cet obstacle. Mais quand elle sent qu’elle peut y arriver, que son cheval aussi et qu’elle se sent prête, alors elle prend son courage à deux mains, se connecte plus que jamais à son cheval et se lance tout droit sur l’obstacle…

Bref, voilà la petite histoire. Je n’ai aucune idée de comment vous allez interprêter cette histoire réelle, de ce que vous allez comprendre. En réalité, chacun d’entre vous interprêtera et comprendra selon sa propre réalité. Peut-être que cette histoire résonne en vous, avec votre histoire personnelle, ou peut-être pas vraiment ou pas encore. Je n’ai aucun doute sur le fait que rien n’est fait au hasard, rien n’est écrit au hasard sur cette page et qu’elle vous guidera de près ou de loin. Si vous l’avez lue, c’est que vous deviez la lire, elle n’a pas croisé votre chemin par hasard. Je n’ai pas écrit cette histoire avec ma tête, pas réellement, je l’ai surtout écrite avec mon coeur.

Sur ce, je vous souhaite le meilleur, à condition que vous décidiez de vous y ouvrir.

Magali

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Je déteste les spams et je ne donnerai jamais votre adresse à une tierce personne.  

8 réflexions au sujet de « Les mémoires d’une petite fille »

  1. Sylvie dit :

    Ton histoire résonne en bp de choses, notamment l’injustice et la souffrance animale et humaine. Moi je sais que je ne parviendrai plus à aimer ce corps qui n’a d’ailleurs jamais existé et qui me fait tant souffrir. Décider, Magalie, ce n’est pas suffisant quand l’inconscient est là. C’est facile quand les gens disent allez, quand on veut, on peut. Tant mieux pour eux, mais c’est dur à entendre quand on n’y arrive pas.
    Peu importe ce qui m’arrivera, mais je ne puis te souhaiter que le meilleur ainsi qu’à tous les êtres vivants sur cette pauvre Terre.

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    • Magali Le Roux dit :

      Sylvie,
      pourquoi autant de défaitisme vis à vis de l’amour de ton corps ? Tu baisses les bras et laisse les autres mériter le bonheur et pas toi? Décider n’est pas suffisant, mais c’est quand même la base, tu ne penses pas ? Je n’ai pas envie que tu me souhaites le meilleur. Je souhaite d’abord que tu te le souhaites à toi, et moi et les autres, on passe après. J’ai l’impression dans ce que tu dis que tu laisses trop de place sur cette terre pour les autres et tu t’oublies complètement. C’est ce que je ressens à travers tes mots.

      Répondre
  2. Sylvie dit :

    Rebonjour Magali,

    Je t’ai écrit un message tout à l’heure suite à ton récit.

    Ce midi, en faisant ma crise, j’ai malheureusement ouvert la radio et ai encore entendu toutes les misères et souffrances infligées aux animaux. Après les éléphants, les rhinos voilà les ânes…. Le monde est fou.

    Tu as la chance avec ton énergie de gagner beaucoup d’argent avec ton blog, j’espère juste Magali, que tu n’en feras pas commerce et que tu es vraiment celle que tu dis être. Alors, si tu le peux, fais le maximum pour des associations s’il te plaît. Cela me ferait tant plaisir.

    Merci à toi.

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    • Magali Le Roux dit :

      Bien sur que je souhaite gagner plus d’argent avec mon blog (mes blogs) et en faire un grand commerce. Mais ça sera un grand commerce où l’argent est utilisé pour aider encore plus de personnes et les animaux, véhiculer des messages qui pourront les aider et créer plus d’harmonie individuellement et collectivement. Et un commerce où les produits vendus contribuent vraiment au bonheur des personnes, des animaux, de la planète, car tout est lié. En tout cas c’est mon intention chaque matin quand je me lève.

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  3. edward dit :

    C’est un  très beau témoignage  !

    Tu es une personne formidable !

    Merci du fond cœur Magali!

     

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    • Magali Le Roux dit :

      Merci Vanessa pour ton retour et contente que ça puisse te toucher autant 🙂

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  4. Patricia dit :

    Magali, j’ai été émue par ton récit dans lequel je me suis retrouvée en de nombreux points : les humiliations à l’école, le sentiment de “viol” que j’ai subi d’une autre façon que la tienne, et tout ce qui a fait que je me suis construite avec un sentiment de rejet pour moi-même et pour mon corps, rejet qui a pris la forme, je pense, d’une petite voix malfaisante à l’intérieur de moi qui continue à m’empêcher de progresser dans la vie et me pousse à faire des crises de boulimie, une sorte de “saboteur interne”. J’ai fini par comprendre qu’il fallait que j’apprenne à l’apprivoiser, ce “petit démon” comme tu l’appelles dans une de tes séances d’hypnose, et à en faire un “ami intérieur”. Il y a d’ailleur un livre qui porte ce titre et je vais tâcher de me le procurer.

    Le travail est long est difficile pour en sortir mais depuis deux ans que je suis ton blog et grâce à ta formation que j’ai suivie, je n’ai fait que progresser.

    Je lis toujours tes articles avec beaucoup d’intérêt. Merci pour ton travail.

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    • Magali Le Roux dit :

      Patricia,

      Bien sur, il est super ton petit démon! C’est comme ses enfants ou ses animaux, en général, on les aime, même quand ils font des bêtises et qu’ils font les imbéciles, les rebelles. Notre démon à nous, c’est la même chose :). Et puis souvent, quand on le rejette ou le renie, c’est la guerre intérieure, les tensions intérieures. Quand on l’apprivoise, il devient un ami avec lequel on peut “jouer”. C’est beaucoup plus fluide. Et puis, il a parfois tort mais parfois raison, il est aussi là pour nous protéger et nous aider à éviter de faire à nouveau des erreurs. C’est pour ça qu’on doit l’écouter et le comprendre.

      Bonne continuation sur ton chemin et merci pour tes retours sur le blog et le programme 🙂

      Magali

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