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5 étapes qu’une BOULIMIQUE doit utiliser lorsqu’elle se sent DEPRIMEE



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Vous vous sentez mal, déprimés, quelque chose ne va pas, mais vous ne savez pas vraiment quoi? Je vous explique dans cette article 5 étapes à utiliser pour comprendre ce qui vous déprime et pour vous aider à aller mieux.

Astuce 1 : quelle émotion est-ce que je ressens?

 

Lorsque vous ne vous sentez pas bien, c’est que vous ressentez une émotion négative, qui génère dans votre corps des sensations négatives. Ces sensations peuvent être votre bouche qui tombent vers le bas avec incapacité à sourire, des larmes aux yeux, des montées de chaleur, l’impression que votre coeur tombe vers le bas, l’envie de vous coucher, un grand manque d’énergie, votre coeur qui bat très vite, des crampes à l’estomac… Chaque personne ressent des sensations différentes.

Et ces sensations varient selon l’émotion que vous ressentez. Si vous ressentez l’émotion de la tristesse, vous aurez des sensations différentes de l’émotion de la peur. A vous d’arriver à déterminer celles qui correspondent à telle ou tels émotion.

Il existe 3 principales émotions : la peur, la colère, la tristesse et la joie. Nous n’évoquerons pas la joie ici qui ne vous rend pas déprimés. Chacune de ces émotions peut être divisée en plusieurs sous-catégories d’émotions. Par exemple, vous pouvez ressentir de la déception, de la peine ou de la nostalgie, qui font partie de l’émotion de la tristesse. Vous pouvez ressentir de la haine ou de la fureur, qui font partie de l’émotion de la colère.

A vous d’arriver à déterminer quels émotions vous ressentez à ce moment là. Vous pouvez en ressentir plusieurs en même temps. Si vous n’arrivez pas à déterminer la sous-catégorie d’émotion comme la fureur ou la nostalgie, ce qui est assez difficile pour les personnes boulimiques, essayez au moins de reconnaître si vous ressentez de la tristesse, de la colère ou de la peur.

Je vais utiliser un exemple que j’ai vécu récemment. Je suis partie en vacances avec mon copain et d’autres personnes qui font la même activité que moi. Cela faisait deux jours que je me sentais sans énergie, sans motivation. Aussi je ne parlais plus beaucoup, je restais un peu effacé et je n’avais plus envie de sourire. D’ailleurs, j’étais de bonne humeur et positive, et là j’avais tendance à me plaindre et j’étais facilement irritable. J’ai alors compris que je ressentais beaucoup de tristesse mais aussi de la frustration.

Astuce 2 : quelle situation je vis en ce moment, pourquoi est-ce que je ressens cette émotion ?

 

Une fois que vous avez déterminé l’émotion que vous ressentez, demandez-vous pourquoi vous la ressentez. Est-ce que c’est parce que vous vous retrouvez seul parce que votre soirée a été annulée? Est-ce que c’est parce que vous avez le sentiment d’avoir échoué à un examen ou à quelque chose que vous vouliez réussir? Est-ce que c’est parce-que vous avez réussi à ne plus faire de crises et que vous avez à nouveau rechuté? Est-ce que c’est parce-que vous vous n’arrivez pas à maigrir?

Il existe une multitude de raisons pour lesquelles vous pouvez vous sentir mal. Il peut y en avoir plusieurs. Si besoin, écrivez-les sur un papier. Cela peut-être difficile pour vous de faire cet exercice, mais c’est important de prendre le temps.

Prenez le temps d’analyser la situation que vous vivez. Observez ce qui a changé dans votre vie. Quels sont les événements que vous viviez habituellement ou que vous deviez vivre à ce moment. Par exemple, vous aviez peut-être très envie d’aller à cette soirée, mais elle a été annulée. Ou alors vos parents ou votre conjoint comptaient sur vous réussir un examen que vous avez échoué. Ou encore, vous avez peut-être l’habitude de vivre une petite vie tranquille et en ce moment, vous passez un examen très stressant et qui vous demande beaucoup d’énergie.

Si on reprend mon exemple personnel, j’ai mis du temps à comprendre d’où ça venait mais j’ai enfin compris après une bonne réflexion. J’étais déjà très fatiguée et je sais que la fatigue me rend plus facilement déprimée ou mal dans ma peau. Mais c’est aussi parce que je suis une personne assez solitaire à l’origine, qui aime bien ses petites habitudes de vie, et manger des choses bonnes pour la santé. De plus, j’aime écrire ce blog et j’ai besoin d’être vraiment dans ma bulle pour écrire mes articles. Et cela faisait une semaine que je n’avais pas passé un moment toute seule, que nous vivions à plusieurs dans un petit appartement, que nous mangions tous les jours au restaurant des choses qui me restaient parfois sur l’estomac. Et j’ai eu beaucoup de mal à écrire mes articles car il y a beaucoup trop de bruit autour de moi pour que je puisse me concentrer. De plus, nous faisons beaucoup d’activités et je ne dormais pas assez. Voilà les raisons pour lesquelles je me sentais triste et frustrée.

A vous maintenant d’analyser les raisons pour lesquelles vous ressentez telle ou telle émotion.

Astuce 3 : quelle image négative cela me renvoie-t-il?

 

Chaque émotion négative renvoie toujours à une image négative de soi. Par exemple, si vous êtes en colère contre vous parce que vous avez raté un examen, c’est probablement que vous image de vous une image de personne nulle, incapable de réussir cet examen. Ou alors si vous êtes triste parce que votre soirée a été annulé, c’est peut-être parce que vous avez au fond de vous l’image que vous n’êtes pas assez aimable ou important pour qu’on ait envie de vous voir.

Bien souvent ce sont des images négatives irrationnelles, qui n’ont aucun sens. Mais dites-vous que votre inconscient a de très nombreuses croyances qui n’ont aucun sens. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est parfois difficile de les déterminer. Car on en a pas toujours conscience.

Voici quelques exemples d’images négatives que vous pourriez avoir à ce moment-là : je me sens nulle, je me sens incapable de rien, je n’y arriverai jamais, je n’arrive à rien, je ne mérite pas cela, je ne suis pas aimable, je ne mérite pas d’exister aux yeux des autres, je ne suis pas respectable.

Souvent ces images négatives sont généralisées. Par exemple, au lieu de penser que vous êtes incapable de réussir un examen ou d’éviter une crise de boulimie, vous pensez plutôt que vous êtes incapable de réussir dans la vie, dans tous les domaines confondus. Les personnes boulimiques ont d’ailleurs une très forte tendance à tout généraliser de la sorte. C’est souvent ou tout ou rien.

Pour mon exemple, au fond de moi, j’avais l’impression que j’étais inintéressante vu que je ne parlais pas et que je restais dans mon coin, mais aussi incapable de me motiver à travailler.

Astuce 4 : accepter ce mal-être et ces émotions

 

Une fois que vous avez trouvé l’émotion que vous ressentez, pourquoi vous la ressentez et quelle image cela vous renvoie de vous même, vous aurez fait un énorme travail et vous pouvez être fiers de vous!

Maintenant, il va falloir accepter cela. C’est une étape indispensable si vous voulez vous sentir mieux après. Cela n’est pas facile au début, surtout pour une personne boulimique. Car cette personne a appris depuis tout petit à nier ses émotions, à ne pas les accepter et à les refouler. De plus, elles veut être comme tout le monde pour éviter d’être rejeté par son entourage et se retrouver seule. Il est donc difficile pour elle d’accepter qu’elle n’a pas les connaissances pour réussir dans un domaine quand, dans son entourage, tout le monde sait le faire. Ou bien elle peut penser que ce n’est pas normal d’être fatigué et d’avoir besoin de se reposer quand elle voit que tout le monde autour d’elle est en pleine forme. De même, il est difficile pour elle d’accepter de manger de grandes quantités de nourriture ou plus que la moyenne alors que dans son entourage, elle voit les gens manger à leur faim et ne pas compenser avec la nourriture.

Et bien tout d’abord, je tiens à vous dire : détrompez-vous! Parfois on croit qu’on est les seuls à ressentir certaines choses, à ne pas être capable de faire certaines activités.

Par exemple, autrefois, je croyais que je n’étais pas normal quand je n’arrivais pas à travailler assise dans un bureau toute la journée et que je n’arrivais pas à travailler en groupe. Je pensais que j’avais un problème. Avec le temps, je me suis rendue compte que j’étais tout à fait normale, c’est juste que ma personnalité faisait que j’étais indépendante, que j’avais besoin de faire un travail toute seule et aussi que j’avais besoin de bouger toute la journée. Mais forcément, je pensais que je n’étais pas normale car je ne côtoyais que des gens qui faisaient la même chose et certains aimaient ça.

Dites-vous que vous n’êtes pas tout seuls à avoir certains besoins que les autres n’ont pas. On est pas tous faits pour aimer bouger toute la journée, certains ont besoin d’être très actifs alors que d’autres ont besoin d’une vie plus tranquille et reposante. Certaines personnes ont besoin de rencontrer beaucoup de gens alors que d’autres ont besoin de voir toujours les mêmes personnes. Certains ont besoin de manger peu alors que d’autres ont besoin de manger plus. Certains sont capables de travailler plusieurs heures non stop et concentrés, alors que d’autres ont besoin de travailler peu et plus souvent. Certains compensent leurs problèmes avec la nourriture, alors que d’autres vont les compenser avec beaucoup sport, l’alcool ou encore beaucoup de sorties.

On est tous différents, chacun a sa propre personnalité et ses propres besoins. Donc lâchez prise et accepter-vous comme vous êtes.

Pour reprendre mon exemple, j’ai lâché prise dès lors que je me suis dis que j’avais une personnalité solitaire. Je l’avais déjà un peu remarqué mais, avec cette expérience, j’ai compris que voir autant de monde pendant autant de temps était trop pesant pour moi. J’ai accepté que j’avais besoin de me retrouver seule de temps à autre pour me recentrer sur moi-même. De plus, j’ai accepté que j’avais besoin de me reposer et que c’était très fatiguant pour moi de toujours bouger à droite à gauche.

De plus, souvent on a tendance à garder cela pour nous. Mais si vous parlez un peu avec votre entourage, vous pourrez vite vous rendre compte que vous n’êtes pas toujours seul à ressentir cela. Quand vous êtes fatigués parce que votre travail ou vos activités vous fatiguent, discutez avec vos collègues ou les personnes qui font la même chose. Il est probable qu’ils ressentent la même chose.

Dans mon cas, j’en ai discuté avec une autre femme, et j’ai appris qu’elle aussi se sentait mal à cause de l’alimentation et m’a dit qu’elle comprenait que c’était difficile de vivre en appartement avec autant de monde et de ne pas pouvoir se reposer. Mais aussi qu’elle était fatiguée.

Bref, pensez à tout cela pour vous aider à vous accepter tel que vous êtes et à accepter vos besoins.

Vous pouvez également lire cet article pour en savoir un peu plus sur le lâcher prise : Pourquoi et comment lâcher prise pour diminuer les crises de boulimie?

Astuces 5 : que puis-je faire pour changer ce qui me dérange?

 

Une fois que vous avez accepté ce que vous ressentiez et que vous avec trouvé ce qui n’allait pas,  l’objectif va être d’arrêter de ressentir cette émotion. Pour cela, il faut que vous vous posiez la question : qu’est-ce que je peux changer pour que cela cesse? Quelles actions je peux mettre en place pour ne plus avoir à ressentir cette émotion?

Réfléchissez à toutes les possibilités et prenez celle qui vous convient le plus. Par exemple, si vous êtes fatigués, la priorité va être de vous reposer. Pour cela, vous pouvez faire une bonne nuit, faire une sieste, réduire vos activités qui vous demandent de l’énergie. Si vous ne vous sentez pas bien parce que vous travaillez avec une personne qui vous critique souvent, essayez d’en parler avec votre responsable en lui expliquant la situation et demandez-lui de travailler dans un autre groupe. Si rien n’est possible, pourquoi ne pas envisager de changer de travail?

Dans mon exemple personnel, j’ai décidé de ne pas aller au restaurant avec les autres le soir, mais de me reposer tranquillement et d’écrire mes articles toute seule le soir. Cela m’a d’ailleurs requinqué, même si ça a été court, et j’ai retrouvé à nouveau le sourire et le plaisir d’être là. Parfois, il en faut très peu pour changer beaucoup de choses dans sa tête.

Si vous ne pouvez rien changer sur ce qui vous rend mal, essayez au moins de changer votre état d’esprit. Pour cela, apprenez a relativiser en cherchant ce qui est positif dans la situation que vous rencontrez. Par exemple, j’ai personnellement été contente d’avoir vécu cette situation car je me suis rendue compte à quel point j’aimais la solitude et j’ai appris à mieux me connaître grâce à cela. Je sais donc que la prochaine fois, j’éviterai si possible d’être entouré de trop de monde aussi longtemps et je ferai en sorte d’avoir mes petits moments à moi.

Il y a toujours quelque chose que l’on peut changer. Si ce n’est pas des actions que nous pouvons faire pour changer, nous pouvons changer notre façon de voir les choses.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article pourquoi et comment changer ce qui ne va pas dans ma vie pour guérir de la boulimie?

J’espère que ces étapes vous permettront de mieux vous sentir la prochaine fois que vous vous sentirez mal. C’est un excellent moyen d’éviter de nombreuses crises de boulimie. Vous ne pourrez pas toute les éviter comme cela du jour au lendemain. Mais avec le temps, vous arrivez à en éviter quelques unes et à ne plus en avoir besoin. 

Bien entendu, cela ne vous dispense pas d’améliorer les autres aspects de votre vie qui vous posent problème et qui vous poussent à faire des crises de boulimie. Pour cela, n’hésitez pas à télécharger mon programme gratuit « les étapes clés de réussite pour guérir de la boulimie ». Je vous donnerai des explications sur les autres raisons qui vous poussent à être boulimique et je vous donne quelques exercices pratiques à mettre en place pour les améliorer. Je vous parle également de mon histoire d’ancienne boulimique et comment j’ai réussi à en guérir. Pour le recevoir, inscrivez votre prénom et votre email dans le formulaire à droite de cet article et je vous l’envoie par email, sur 8 jours.

Je vous souhaite à tous de réussir à guérir de la boulimie car vous le méritez vraiment et vous allez y arriver 🙂

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" Merci Magali pour ces beaux cadeaux reçus tous les matins, tu m'as aidé à ouvrir les yeux et à réaliser que la boulimie n'était qu'un symptôme de mon mal être profond ...une révélation...un déclic...un 1er pas vers la guérison!! "  Céline, 21 ans de boulimie

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